L’école d’Arsague a été le théâtre d’une action forte : un mur a été symboliquement construit devant l’école par les manifestants pour dénoncer la fermeture annoncée d’une classe et "pour illustrer concrètement ce qu'ils vivent : un blocage, une absence d’écoute, et un avenir qui se ferme pour nos enfants". Ils martèlent que "ce mur n’est pas là pour fermer une école, mais pour dénoncer une décision incompréhensible : la fermeture annoncée d’une classe dans nos écoles rurales".
Pour les manifestants, cette fermeture représente en effet à la fois "plus d’élèves par classe, moins d’attention pour chacun, une dégradation des conditions d’apprentissage, un affaiblissement de la vie locale à terme" et cela reviendrait à "ériger un mur entre les enfants et leurs chances de réussite".
"Par ce geste, nous refusons de rester invisibles et silencieux face à une décision prises de loin sans prendre connaissance des besoins de nos territoires. Nous demandons à être entendus, considérés et respectés. Nos enfants sont comparés à des statistiques. Pour les décideurs, les élèves sont de simples chiffres alors que ce sont nos enfants, des êtres vivants qui devraient être pris en considération. L'éducation devrait être une priorité dans notre pays et non un sujet d'économie."
Les manifestants appellent donc la Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale et "toutes les autorités qui font la sourde oreille" à revenir sur cette décision et à "prendre au sérieux nos revendications; parce qu’un mur ne doit jamais remplacer une classe et parce que nos enfants méritent mieux! Nous sommes déterminés et seront mobilisés jusqu'au vendredi 3 avril, jour de la délibération".



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire